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Le musée départemental de l'Oise a organisé pour la première fois en 1991 une rétrospective de l'oeuvre gravé de Jean Couy

Josette Galiègue, conservateur-adjoint, a écrit :

     La qualité et l'importance numérique de l'oeuvre gravé (plus de 130 titres), sa cohérence comme sa diversité, avaient de quoi tenter un musée attentif, comme le musée départemental de l'Oise, à l'estampe. Privilégier, pour la première fois sans doute dans une exposition l'une des facettes de l'oeuvre de Jean Couy, la moins connue, la plus discrètement serrée dans les cartons de l'atelier de Montparnasse, nous a paru une entreprise justifiée pour mieux connaître et faire découvrir un créateur qui avait choisi d'évoluer loin des modes. Proposer, en un choix précis de près de cinquante gravures significatives d'un dialogue exigeant avec le noir et le blanc, pontué d'échappées heureuses vers la couleur, l'éclairer d'une sélection parcimonieuse ( eu égard à l'ampleur du fonds de l'atelier! ) de dessins, études et croquis préparatoires, recherches de composition, de couleurs, jusqu'aux grands lavis achevés si proches des dernières eaux-fortes, telle a été notre démarche conçue en parfaite intelligence avec Marguerite Couy....
    Le regard privilégié que nous avons pu porter sur l'ensemble de l'oeuvre gravé permet de mettre en évidence quatre grandes séquences correspondant à l'expérimentation d'une nouvelle technique, elle-même caractérisant un moment de l'évolution artistique et stylistique du graveur : aux burins succèdent ainsi les bois et linogravures en couleurs qui cèdent la place à l'épanouissement de l'eau-forte, d'abord en couleurs, puis pour les huit dernières années, en noir et blanc ...

NB : on pourra lire avec beaucoup d'intérêt la suite de cet article qui raconte la vie de graveur de Jean Couy dans la rubrique "Jean Couy vu par..."